Vive la colo !

Extrait
Lâcher prise, s’abandonner, se laisser aller. C’est un défi de tous les jours par les temps qui courent. « C’est plus facile à dire qu’à faire, ma bonne dame ! », comme disait ma bouchère quand je mangeais encore de la viande, et que la susdite bouchère n’avait pas ses binocles ce qui explique qu’elle m’ait mégenré.
Je m’égare, revenons à nos moutons.
C’est d’ailleurs pour moi une des façons de pratiquer la pleine inconscience, cette méditation dont je revendique la paternité, que de les compter quand je suis en position allongée : d’aucuns qualifient cela de « sieste » ; moi, une pause bien méritée.
Au fil des ans, j’ai exploré toutes les positions, toutes les astuces, tous les lieux (sous un bureau, dans un parking à la pause dej’, sous un pommier dans un pré… faites votre choix), pour parfaire l’exercice dont je me suis autoproclamé l’un des experts mondiaux.
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