Club Memories

Extrait
Alors que certains se lancent dans l’établissement de listes des meilleurs films de leur vie, des albums de référence de progressive rock islandais voire des meilleurs crêperies de Concarneau, j’ai de mon côté décidé d’établir un classement des discothèques qui ont marqué ces quelques dizaines d’années de ma vie terrestre.
J’aimerais vous écrire que la boîte idéale, celle dont je me souviendrai toute ma vie, celle dont je ressens encore les basses résonner jusque dans mes os, l’odeur du tabac couvrant celle de la sueur des usagers en transe sur les tubes de ma jeunesse, c’est évidemment Le Repaire. Oui, à Brioude, là-bas dans La Comté, le pays des gentils hobbits certes mais surtout des altiligériens à l’accent chantant dont les pieds sont bien moins larges et poilus alors qu’ils sont tout aussi gentils. Le Repaire, cette discothèque perchée comme une boîte à musique ou un petit château de conte de fées, à deux kilomètres à vol d’oiseau du café Le Saint-Laurent, dit « Le Saint-Lau », où nous nous échauffions à coup de monacos avant que de partir y danser. Un haut lieu donc, c’est amusant les mots, que je fréquentais assidûment à la fin des années 1980 et dans lequel j’officiai même un été comme DJ. C’est une autre histoire que j’ai déjà racontée, fidèle lecteur·rice. Mais non, ce n’est pas l’heureuse élue de mon panthéon des salles de danse de ma prime jeunesse.
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